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Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe 2026
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Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe 2026
Au Pakistan, le SIF renforce la résilience des communautés face aux inondations
La Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe est une journée de sensibilisation des Nations unies qui vise à informer le public et à mobiliser les organisations et les communautés afin de mieux se préparer aux catastrophes et d’en limiter les conséquences.
Dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise climatique (le nombre annuel de catastrophes recensées aurait quadruplé depuis 1970*), le SIF réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables aux phénomènes climatiques extrêmes.
Cette année, le thème « La résilience commence chez soi » nous invite à porter une attention particulière aux habitations et aux communautés exposées aux risques. Chacun devrait pouvoir vivre dans un lieu sûr, sans craindre constamment qu’une catastrophe ne vienne tout détruire.
* International Disaster Database (EM-DAT).
Pakistan : un pays frappé par les inondations, les sécheresses et la fonte des glaciers
En 2026, le Pakistan reste particulièrement exposé aux phénomènes climatiques extrêmes en raison de sa situation géographique et de son climat. Dans un contexte économique difficile, marqué par une pauvreté importante, les conséquences des catastrophes peuvent être dévastatrices. Selon les estimations, entre 30 % et 40 % de la population vivrait sous le seuil de pauvreté*.
En 2022, des pluies de mousson exceptionnellement intenses ont provoqué des inondations dévastatrices à travers le Pakistan faisant plus de 1 700 morts et contraignant des millions de personnes à quitter leur foyer[VL1.1]. En 2025, de nouvelles inondations ont frappé le pays, faisant 946 victimes et causant d’importants dégâts sur les habitations et les terres agricoles. Lisez notre rapport:

Dans les régions montagneuses, les risques sont encore plus importants. Le district de Chitral, dans le nord du pays, se caractérise par un relief accidenté et de nombreux glaciers. La hausse des températures et la fonte des glaciers peuvent accroître les risques de crues soudaines, menaçant les habitations, les moyens d’existence de communautés entières.
Le SIF intervient à Chitral ainsi que dans d’autres régions exposées, notamment au Baloutchistan, afin d’aider les familles et les communautés à mieux se préparer aux catastrophes et à faire face aux risques climatiques.
Dans cette même démarche, l’équipe du SIF au Pakistan participera en novembre prochain à la COP31, à Antalya, en Turquie. Elle y mettra en lumière les risques liés à la fonte des glaciers et aux inondations soudaines qu’elle peut provoquer, notamment pour les populations vivant en aval. L’objectif : promouvoir des solutions durables pour mieux anticiper ces risques, protéger les communautés et renforcer la coopération avec d’autres organisations.
*Pakistan Bureau of Statistics et Social Policy and Development Centre
Des solutions fondées sur la nature pour faire face à la crise climatique
L’un des moyens les plus efficaces d’aider les communautés à se préparer aux catastrophes consiste à renforcer la résilience de leur environnement. Les tempêtes, les inondations et les sécheresses peuvent toutes contribuer à l’érosion des sols, créant un cercle vicieux qui aggrave progressivement les conséquences des catastrophes.
Dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, le SIF a travaillé aux côtés des services régionaux des forêts et de l’agriculture pour planter plus de 40 000 arbres, dont des arbres fruitiers et des essences forestières. Ces plantations contribuent à protéger les sols contre l’érosion, à restaurer les écosystèmes locaux et, à terme, à renforcer la capacité des communautés à faire face aux effets du changement climatique.

L’un des moyens les plus efficaces d’aider les communautés à se préparer aux catastrophes consiste à renforcer la résilience de leur environnement. Les tempêtes, les inondations et les sécheresses peuvent toutes contribuer à l’érosion des sols, créant un cercle vicieux qui aggrave progressivement les conséquences des catastrophes.
Dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, le SIF a travaillé aux côtés des services régionaux des forêts et de l’agriculture pour planter plus de 40 000 arbres, dont des arbres fruitiers et des essences forestières. Ces plantations contribuent à protéger les sols contre l’érosion, à restaurer les écosystèmes locaux et, à terme, à renforcer la capacité des communautés à faire face aux effets du changement climatique.
Donner aux communautés les moyens d’agir
Se préparer aux catastrophes ne consiste pas à imposer des restrictions aux populations, mais à leur donner les connaissances et les compétences nécessaires pour évaluer les risques, coordonner les interventions et prendre en main leur propre préparation.
Dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, où les communautés ont été durement touchées par les inondations, le SIF accompagne les acteurs locaux au niveau du district, des conseils locaux et des villages afin de renforcer la préparation et la réponse aux catastrophes. Cet accompagnement comprend l’amélioration des plans de gestion des risques, la formation des équipes communautaires d’intervention d’urgence et le soutien aux comités locaux pour améliorer la coordination et mieux anticiper les situations d’urgence.

Protéger les habitations : une première ligne de défense
Killi Qadir Abad, au Balouchistan, est une zone exposée aux inondations, où une digue de protection contre les crues saisonnières avait déjà été aménagée. Cependant, les pluies saisonnières provoquaient une érosion continue, fragilisant progressivement la structure. Lors de fortes précipitations, les eaux débordaient de la digue et envahissaient les zones résidentielles, causant d’importants dégâts aux habitations, aux biens des ménages et aux terres agricoles. Par le passé, la communauté avait également subi de lourdes pertes humaines et animales.

Un ouvrage de protection avait déjà été construit à un premier endroit et avait démontré son efficacité pour préserver la digue. Toutefois, une autre section vulnérable restait exposée, mettant les populations voisines face à un risque permanent.
Pour remédier à cette situation, les équipes du SIF ont construit un mur en béton cyclopéen au niveau de la section identifiée comme vulnérable à Killi Qadir Abad. Cet ouvrage vient renforcer la digue existante, contribuant à limiter l’érosion et à réduire le risque de rupture lors de fortes pluies. L’aménagement a pour objectif de protéger près de 3 000 ménages dans les environs en réduisant le risque d’inondation des zones résidentielles.
Les phénomènes climatiques extrêmes font désormais partie du quotidien de nombreuses populations au Pakistan. Mais le SIF reste aux côtés des communautés les plus vulnérables pour les aider à faire face à cette crise. Grâce à vos dons, les populations que nous accompagnons peuvent mieux protéger leurs habitations et leurs moyens d’existence contre les conséquences des catastrophes, tout en développant des modes de vie plus durables et adaptés à un climat instable et en perpétuelle évolution.



