Alors que les vagues de chaleur et les incendies se multiplient et touchent également l’Europe, les conséquences de la crise environnementale sont particulièrement lourdes pour les populations déjà fragilisées à travers le monde.
En 2025, près de 30 millions de déplacements internes liés aux catastrophes ont été recensés dans 140 pays et territoires, soit environ 13 % de plus que la moyenne des dix années précédentes. *
* Global Report on Internal Displacement 2026, IDMC.
L’engagement du SIF face aux crises climatiques se traduit à la fois dans ses programmes et dans son propre fonctionnement.
Les équipes du SIF interviennent tout au long du cycle d’une catastrophe :

Comme au Pakistan, où le SIF construit des infrastructures adaptées aux conditions climatiques de plus en plus imprévisibles et accompagne les communautés à développer des moyens de subsistance plus durables

Notamment à la suite du dévastateur cyclone Chido qui a frappé Mayotte en 2024, avec la mise en place d’une aide d’urgence destinée aux populations affectées

Comme en Somalie, où nous travaillons avec les communautés locales à reconstruire les infrastructures détruites par les inondations.
À travers le monde, les catastrophes mettent de plus en plus en danger les populations les plus vulnérables. Tempêtes plus intenses, sécheresses prolongées et épisodes de chaleur extrême menacent les vies et les moyens de subsistance de millions de personnes.

« À travers le monde, les catastrophes mettent de plus en plus en danger les populations les plus vulnérables. Tempêtes plus intenses, sécheresses prolongées et épisodes de chaleur extrême menacent les vies et les moyens de subsistance de millions de personnes.
Les équipes du SIF interviennent pour soutenir les communautés touchées par ces crises, mais aussi pour les accompagner sur le long terme. Alors que les effets du changement climatique s’intensifient, il est essentiel d’agir pour renforcer la résilience des populations face aux chocs et développer des infrastructures et des moyens de subsistance plus durables, afin de permettre aux personnes vulnérables de mieux faire face aux défis. »
Le Pakistan figure parmi les pays particulièrement exposés aux effets du changement climatique. Hausse des températures, moussons imprévisibles, sécheresses et inondations affectent les moyens d’existence, les infrastructures et la sécurité alimentaire, notamment dans les zones rurales et montagneuses.
Face à ces risques, le SIF associe réponse d’urgence, réhabilitation et adaptation sur le long terme. En 2025, plus de 12 600 ménages dans la province du Punjab ont bénéficié d’une aide alimentaire, tandis que plus de 10 000 personnes dans les districts de Upper et Lower Chitral, au Khyber Pakhtunkhwa, ont bénéficié d’actions liées à l’accès à l’eau, à la production agricole et à la résilience climatique. Au Baloutchistan, plus de 5 000 personnes ont bénéficié d’actions de renforcement des capacités communautaires, d’agriculture et d’élevage adaptés au climat, de protection des ressources en eau et de réduction des risques liés aux inondations.
Sur le terrain, le SIF déploie des interventions d’urgence pour répondre aux besoins essentiels des populations dès qu’une catastrophe survient.
À Mayotte, après le passage du cyclone Chido en décembre 2024, les équipes du SIF se sont mobilisées pour venir en aide aux populations touchées. Des distributions de repas et de colis ont notamment permis de répondre aux besoins immédiats des familles sinistrées.
À l’été 2026, alors que de violents incendies ont touché la Gironde, le SIF est intervenu auprès des populations évacuées et des équipes de secours. Dans les centres d’hébergement d’urgence, les équipes du SIF ont apporté de l’eau, des denrées alimentaires et des produits de première nécessité aux personnes contraintes de quitter leur domicile.
Les populations déjà fragilisées sont les plus exposées aux conséquences des catastrophes et disposent de moins de ressources pour y faire face. Les effets d’un drame peuvent ainsi se prolonger bien au-delà de l’urgence : perte de logement, destruction des moyens d’existence, interruption de l’accès à l’eau ou encore dégradation des infrastructures.
En Somalie, le SIF accompagne les populations touchées par les crises climatiques, qu'il s'agisse de sécheresses extrêmes ou d'inondations, notamment en renforçant l'accès à l'eau, les moyens d'existence et la résilience des communautés. En 2025, les équipes du SIF ont notamment soutenu plus de 5 200 personnes dans le cadre d’une réponse d’urgence et accompagné plus de 1 000 personnes dans le renforcement de leur résilience économique et de leur accès à l’hygiène.
Le SIF fait partie des organisations humanitaires ayant signé la Charte sur le Climat et l’Environnement des Organisations Humanitaires, proposée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Cette charte vise notamment à mieux intégrer les enjeux climatiques et environnementaux dans l’action humanitaire et à réduire l’impact environnemental des organisations.
Cet engagement se traduit par des actions concrètes sur le terrain, mais aussi par l’évolution du fonctionnement du SIF. En 2026, le SIF a également renforcé cet engagement en cosignant, avec 13 autres ONG, une nouvelle déclaration portée par le Réseau Environnement Humanitaire.
Le SIF adapte ses programmes pour mieux répondre à l’évolution des risques climatiques et environnementaux. L’objectif est de combiner l’aide d’urgence avec des actions qui permettent aux populations de mieux anticiper les crises, de protéger leurs moyens d’existence et de renforcer leur résilience.
Au Pakistan, cette approche se traduit notamment par des actions en faveur de l’accès à l’eau, de la production agricole, de la gestion des ressources naturelles, de la préparation aux catastrophes et de la réduction des risques d’inondation. En 2025, ces actions ont bénéficié à plus de 15 000 personnes dans les régions du Chitral et du Baloutchistan.
Le SIF cherche à réduire l’impact environnemental de ses propres activités tout en développant des pratiques plus durables dans ses programmes. Cela passe notamment par une meilleure gestion de l’énergie et des ressources, ainsi que par la réduction de la dépendance aux énergies fossiles. La plupart des puits d’eau potable forés par le SIF fonctionnent désormais sans gazole, notamment grâce à des solutions solaires.
En 2025, le SIF a calculé l'empreinte carbone de ses activités en France. Ce périmètre sera étendu à l'international fin 2026, afin d'élaborer en 2027 un plan de décarbonation ambitieux et réaliste.
Cette mesure intègre l’ensemble des catégories d’émissions de gaz à effet de serre des entités placées sous son contrôle opérationnel. Des réductions ont également été enregistrées grâce à des mesures portant notamment sur les déplacements et les consommations énergétiques.
Face au changement climatique, les solutions doivent partir des réalités vécues par les populations concernées. Pour y répondre, les équipes du SIF travaillent avec les communautés et les partenaires locaux afin d’identifier les risques, de définir les priorités et de développer des solutions adaptées aux besoins du terrain.
Le SIF veille également à mieux comprendre les conséquences du changement climatique et des déplacements sur les différents groupes de population, avec une attention particulière portée aux jeunes.
Pour affiner ses réponses aux risques climatiques et environnementaux, le SIF s’appuie sur son expérience de terrain, les données de ses programmes et des travaux de recherche.
L’étude menée en 2025 auprès de 1 823 jeunes au Pakistan a ainsi permis de mieux documenter l’impact des déplacements liés au changement climatique. Ces résultats contribuent à adapter les programmes menés par le SIF et appuyer ses actions de plaidoyer. LIRE PLUS
Les enjeux climatiques et environnementaux dépassent les capacités d’une seule organisation. Le SIF travaille donc avec d’autres acteurs humanitaires, environnementaux et du développement afin de partager les expériences, renforcer les pratiques et porter des messages communs.
Le SIF participe notamment à plusieurs réseaux et collectifs, dont Coordination SUD, le Partenariat Français pour l’Eau, le Réseau Environnement Humanitaire, VOICE et Climate Action Network Europe. En 2026, le SIF a également rejoint la campagne Le fil de notre avenir, aux côtés de plus de 200 associations, pour défendre l’importance de la solidarité internationale avec un focus sur l’impact des crises climatiques sur les plus vulnérables.
Le SIF s’appuie sur les réalités observées sur le terrain et sur les données recueillies auprès des populations pour contribuer aux débats sur le climat, l’environnement et les déplacements. En 2025, le SIF a participé à la COP30 et a renforcé son engagement au sein de Climate Action Network Europe. En 2026, il sera de nouveau présent à la COP31, qui se tiendra à Antalya, en Turquie.
Au Pakistan, les résultats de l’étude menée auprès de jeunes ont notamment permis de porter leur expérience et leurs recommandations dans les discussions internationales sur les déplacements liés aux catastrophes et au changement climatique. En 2026, le SIF a également publié un document de positionnement consacré aux liens entre sécheresse, désertification et déplacements internes, afin de promouvoir davantage d’actions en matière d’adaptation, de gestion durable de l’eau, de moyens d’existence résilients et d’anticipation des risques.
Le SIF renforce progressivement la manière dont les enjeux climatiques et environnementaux sont intégrés dans le suivi de ses activités. En 2025, les indicateurs stratégiques du SIF ont notamment été ajustés afin de mieux intégrer les objectifs liés à la responsabilité sociétale et environnementale. L’évaluation de l’empreinte carbone se poursuit également.
En 2026, le SIF a renforcé ses engagements environnementaux avec notamment un objectif de réduction de moitié de ses émissions de fonctionnement d’ici 2030, rapportées à son niveau d’activité. Le SIF poursuit également le suivi des résultats liés à la résilience des populations, notamment en matière d’accès à l’eau, de moyens d’existence et de préparation aux catastrophes.
Face aux crises climatiques, l’action humanitaire ne peut pas se limiter à apporter une réponse aux conséquences des catastrophes lorsqu’elles surviennent. Elle doit également permettre aux populations de mieux se préparer, de protéger leurs moyens d’existence et de renforcer leur capacité à faire face aux crises futures.
De l’aide d’urgence après une inondation ou un cyclone aux programmes de résilience en passant par la réduction de l’impact environnemental de ses propres activités et le plaidoyer en faveur des populations déplacées, le SIF inscrit l’action climatique dans la durée.

Comme ici en Palestine, où l’eau potable est une denrée rare, le SIF soutien des agriculteurs pour adapter leur mode de production pour préserver leurs terres et économiser de l’eau
Labellisé par le Don en Confiance, le SIF est en capacité de mettre en place des actions et de les pérenniser grâce à la générosité et la fidélité de ses donateurs.
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