75% DU MONTANT DE VOTRE DON SONT DÉDUCTIBLES DE VOTRE IMPÔT
0 J - 0 H - 00 MIN - 0 SEC

LE SIF TOUJOURS EN ACTION A GAZA

30/10/14

gaza toujours dans l'urgence :

Malgré la fin des bombardements et le cessez-le-feu depuis le 26 août dernier, Gaza est toujours dans la même situation que cet été : de nombreuses familles sont sans logement, vivant dans les ruines ou dans les écoles, les maisons ayant été complètement détruites.  
L’objectif du Secours Islamique France est le même : faire en sorte que ces familles puissent survivre en attendant que leur situation s’améliore et que la reconstruction démarre à nouveau. Le SIF a continué les distributions de plusieurs kits entre le 25 septembre et le 14 octobre :
-  Kits d’hygiène comprenant de la lessive, des lingettes et couches pour bébés, des serviettes savons et dentifrices.
-  Kits de cuisine comprenant une poêle, des casseroles, ainsi qu’un service complet (assiettes, cuillères, couteaux, tasses)
 
La distribution s’est faite en plusieurs étapes :
-  1 000 Kits d’hygiène à 1 000 familles vivant actuellement dans les abris d’urgence de l’UNRWA.
-  500 kits de cuisine comprenant 1 500 couvertures à 500 familles vulnérable identifiées avec l’aide d’ une ONG locale partenaire de Beit Lahia et 476 kits de cuisine distribués à 476 familles identifiées avec l’aide d’ une ONG locale partenaire basée à Rafah.
 
 

15/09/14

ILS DÉCIDENT DE SE MARIER DURANT LES ATTAQUES :

Voilà maintenant un mois que Heba et Omar, tous deux provenant du camp de Shati, ont décidé de se marier, malgré tout, au sein d’une des écoles gérées par l’UNRWA avec la participation du Secours Islamique France. Quelques photos reflètent l’espoir et l’action partagée de tout un quartier pour profiter de cette parenthèse et souhaiter bonheur et prospérité au jeune couple.
 

15/09/14

Ils décident de se marier durant les attaques :

Voilà maintenant un mois que Heba et Omar, tous deux provenant du camp de Shati, ont décidé de se marier, malgré tout, au sein d’une des écoles gérées par l’UNRWA avec la participation du Secours Islamique France. Quelques photos reflètent l’espoir et l’action partagée de tout un quartier pour profiter de cette parenthèse et souhaiter bonheur et prospérité au jeune couple.
 
 

Vous aussi laissez-leur un message sur Facebook ou Twitter, nous le leur transmettrons.
 

20/08/14

Durant la trêve, les actions du SIF se sont intensifiées

Crédit photos: SIF

Colis alimentaires

  • Durant ces 10 derniers jours, 1200 colis alimentaires (sur les 1625 disponibles) ont été distribués.
  • Vendredi 8 août 2014, la mission a profité de la trêve pour effectuer des distributions tôt le matin et malgré l’interruption soudaine du cessez-le-feu, l’équipe a fait son possible pour continuer la distribution sans prendre de risques inutiles.

Autre distributions

L’identification des bénéficiaires a été réalisée en collaboration avec l’UNRWA et un partenaire locale. 100 kits (cuisine & hygiène) restant seront distribués aux familles vivant à Shuja’iyya très prochainement.

Achat et distribution de médicaments

Voici la liste des médicaments établie en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :

  • ALPROSTADIL  0.5 mg\ml    1ml
  • AMINOPHYLLINE  250 mg/10 mL
  • CHLORHEXIDINE GLUC. 1.5%  + CETRIMIDE 15 %
  • FUROSEMIDE  20 mg/2 ml I.V.,I.M.

Trois médicaments ont déjà été commandés. Ils seront distribués à l’hôpital de Shifa. Nous recevrons le reste très prochainement.

13/08/14

Informations récentes communiquées par Adel

Les habitants de Gaza se préparent à une nouvelles vague d’attaques après la fin de l’actuel cessez-le-feu qui expirera mercredi 13 août au matin. Les personnes déplacées se rendent dans leur maison pour se rendre compte des dégâts, mais rejoignent les centres d’accueil à la tombée de la nuit. Certaines nouvelles sont étonnantes comme la célébration d’un mariage dans un des centres de l’UNWRA, les gens essaient de « montrer qu’ils existent encore malgré la tragédie qu’ils vivent depuis un mois… une sorte de thérapie pour vaincre leur traumatisme.

07/08/14

REALISER L'AMPLEUR DES DÉGÂTS

Durant cette trêve de 3 jours, Adel nous dit que les Gazaouis ont pu sortir de leur refuge et prendre conscience des dégats matériels et humains, les bâtiments, les rues qui ont subi les bombardements. L'heure est à la réalisation de l'ampleur des destructions. Et déjà le réflexe de reconstruction est là: reconstruire en dur pour éviter le traumatisme de la vie dans des tentes ou le surcoût du préfabriqué. Deuxième préoccupation pour Adel: les enfants. Ils sont à quelques semaines de la rentrée sans école ni fournitures scolaires. Les familles d'enfants orphelins qui bénéficient du programme de parrainage font appel au SIF également pour les aider.

L'équipe profite d'un don privé de 39 000 euro à l'occasion de l'Aïd, pour acheter des vêtements non seulement pour les enfants mais aussi pour les hommes et les femmes qui ont quitté leur maison avec seulement les vêtements qu'ils portaient sur le dos.

Entrepôt SIF - Gaza

06/08/14

LES 4 ACTIONS EN DETAILS

Voici quelques détails sur les 4 opérations déployées par le SIF qui ont pu être réalisées ou sont en cours de réalisation:

1. Achat et distribution de matériel médical et médicaments

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a communiqué une liste de médicaments de premiers secours. L’équipe a contacté ses fournisseurs et a reçu de nombreuses cotations. Le SIF a enclenché le processus d’achat en coordination avec l’OMS pour un montant de 50 000 euro en soutien des structures médicales.

2. Distribution de 10 000 repas chauds par jour

Entre mardi 22 juillet et dimanche 27 juillet 2014 (dernière semaine de Ramadan), le SIF a été en capacité de distribuer des repas de rupture de jeûne dans les écoles de l’UNRWA dans quatre gouvernorats (Nord-Gaza, Gaza, le Centre, Khan Younès), soit:

  • 16 751 plats de riz et de poulet

  • 35 286 litres d’eau

  • 5 036 kg de dates

Au total, 50 252 déplacés ont bénéficié de ces repas.

Vendredi 25 juillet et mercredi 30 juillet, des repas ont été distribués à l’attention de personnes déplacées dans l’Eglise Grecque-Orthodoxe de Zaitoun : 760 plats de riz et de poulet, 1 413 litres d’eau, 175 kg de dates. 2 280 déplacés dans cette église ont pu bénéficier de ces repas.

Au total, le SIF est intervenu dans 33 écoles de l’UNRWA, qui sont transformées en refuge.

Etant donnée l’urgence de la situation, le SIF a été contacté par l’Eglise pour effectuer une nouvelle distribution de colis chauds mercredi 30 juillet 2014,  l’équipe SIF a été en mesure de répondre à la demande dans la journée.

3. Distribution de produits de première nécessité pour 1 000 familles

L'équipe a renouvelé l'achat de 1 000 kits d'urgence: bache en plastique, couvertures, ustensiles de cuisine, assiettes, couverts, kits d'hygiène pour les personnes réfugiées dans les centres gérés par l'UNRWA. L'équipe Cisjordanie se dit prête à aider et à transférer tout matériel nécessaire.

4. Distribution de nos colis alimentaires

 

Des colis alimentaires restent stockés dans notre entrepôt qui a subi les conséquences des bombardements; ils seront distribués dès que l'accès sera possible. 320 colis ont pu être transportés dans un magasin durant une trêve. Les bénéficiaires ont déjà été identifiés et recevront leur colis alimentaire à des points de distribution donnés.

Crédit photos: SIF

 

02/08/14

MALGRÉ TOUT... 

Adel, Nariman, Mayyada, Ahed, Dalia, ces noms ne vous disent peut-être rien mais ce sont eux qui agissent tous les jours auprès des Palestiniens les plus vulnérables. Malgré le manque de sécurité, les problèmes familiaux et la charge de travail, ils ont trouvé un moment pour vous adresser un message raconté en français par Nariman:

L’équipe de Secours Islamique France survit à l'offensive à Gaza.

Je vous écris aujourd’hui pour transmettre une partie de la souffrance vécue par l’équipe de Secours Islamique France à Gaza. Cette ville qui vit des jours très difficiles et elle résiste malgré tout.

M.Adel Kadum le chef de mission à Gaza qui avait en fait deux choix : soit être évacué aux Etats Unis comme la plupart des chefs de mission qui ont quitté le pays à cause de la cruauté de la guerre contre Gaza, soit il reste. Et sans hésitation, il a choisi de rester ici à Gaza mais seulement chercher à vivre dans une zone un peu plus en sécurité sachant qu’il n’y a pas une seule place à Gaza qui est en sécurité mais devant la peur dans les yeux de ses enfants qui ne supportent plus le bombardement continu et les voix des bombes qui tombent partout dans la région il n’avait pas autre choix. Il a préféré rester proche de notre bureau pour qu’il puisse continuer son travail à aider les gens et atténuer la souffrance sur les familles en besoin. Et c’est fait. Il a pu profiter des moyens qui existent dans le bureau surtout que dans les maisons il n’y a pas de connexion internet à cause de coupure permanente d’électricité et en même temps il voulait rester pas loin de sa famille pour ne pas être inquiet tout le temps en pensant si elle va bien ou pas et pour se concentrer dans le travail sur terrain et aider ces familles qui vivent des vraies catastrophes : une partie a perdu un ou plusieurs proches ; une autre partie a perdu sa maison, des autres ont des blessés à l’hôpital sans oublié les gens qui sont dans les centres d’abris comme les écoles, les hôpitaux et les églises. En fait, les souffrances se varient. M.Adel essayait d’être présent à côté de ces gens là pour leur dire que le SIF est toujours avec vous bien que la catastrophe est beaucoup plus grande. 

 
 

Dalia, responsable administrative projet orphelins a vécu une nuit qu’elle ne pourrait jamais oublier toute sa vie. C’est vrai que depuis le début de cette offensive toutes nos nuits étaient terribles mais quand il s’agit de voir le feu qui sort de son propre bâtiment surement ça a été une autre expérience… Elle est partie de son appartement sous bombardement avec son mari et ses deux enfants pour descendre avec tous les voisins en premier étage…ils sont restés six heures.. six heures et les bombes n’ont pas cessé.. six heures et elle n’entend que des bombes qui tombent partout… des enfants qui crient..des femmes qui pleurent...et des hommes qui attentent la mort mais qui restent courageux pour leurs enfants.

Ahed, chauffeur de l’association a quitté sa maison malgré lui avec sa famille après la menace d’évacuer toute la région d’Al Shija’ya. Ils sont partis pour une école de l’UNRWA. Ahed est parti sans rien prendre avec lui, tout ce qui lui préoccupe en ces moments-là était de sauver sa famille de mort était presque définitive. Ils sont toujours à l’attente des aides des associations humanitaires qui travaillent sous pression et sous danger pour offrir des aides et couvrir une partie de besoins essentiels de ces familles sinistrées.

 
 

Mayyada, traductrice a perdu trois de ses oncles et trois cousins et elle a un autre cousin blessé. Sous les bombes et les tirs de feu de char et des avions, elle a quitté sa maison pour aller chez sa sœur. La maison juste à côté de la maison de sa sœur a été bombardée.. là ; elle n’avait un autre choix qu’aller faire recours dans un hôpital de Croissant Rouge avec la famille de sa sœur et celle de son frère. 

Où sont les droits de l’homme qui doivent protéger ces civils?

Et moi-même Nariman Hijazy traductrice, si vous me demandez comment je vais.. je réponds les yeux larmoyants que j’ai mal partout :

J’ai mal partout:

J’ai mal au cœur qui déchire à chaque fois que je regarde la peur dans les yeux de mon fils et les yeux de tous les enfants de Gaza .. Ces innocents qui ne méritent que vivre en paix et en sécurité.. Ces innocents qui ont connu la souffrance très tôt… Ces innocents privés de leurs droits de vivre juste comme les autres enfants de monde.

J’ai mal aux yeux qui ne supportent plus les images des cadavres coupés dans les rues, les ruines des maisons détruites sur leurs habitants.

J’ai mal aux oreilles qui n’arrivent pas à s’adapter avec les voix terrible des bombes qui tombent partout.

J’ai mal aux nerfs qui s’effondrent quand le téléphone sonne, je crains entendre une mauvaise nouvelle qu’un mal arrive à ma famille ou à mes amis.

J’ai mal aux mains qui en ont marre de porter la branche d’olivier sans vivre la paix 

J’ai mal au nez qui déteste l’odeur de sang et de ruine mais qui le sens chaque jour.

J’ai mal aux jambes qui deviennent de coup un train à grand vitesse au moment de bombardement pour aller vite voir mon enfant qui dort dans la chambre.

J’ai mal à la tête pleine de pensées qui se croisent mais elle craint toujours cette idée noire de perdre un cher.

Les sentiments de colère, de tristesse et de l’injustice me fatiguent et je ne supporte plus. 

Et enfin en commentant la phrase de Mahmoud Darwish qui dit :

Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir, l'espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang.

Désolée Darwish mais en ce moment de guerre je vois la couleur rouge dans le sang et pas la rose… Moi personnellement j’ai tant de mal pas seulement l’espoir. En fait j’ai mal partout.

Nariman Hijazy 

Le 2 août 2014

 
Photos : ©SIF
 
Ces photos ont été prises le 3 juillet 2014.
 

31/07/2014 

UN nOUVEAU MESSAGE D'ADEL: "Il faut faire entendre la voix des gazaouis"

Malgré la fatigue, la lassitude et le chaos ambiant, Adel, chef de mission à Gaza a souhaité vous adresser un message sur la finalité de nos actions et de notre positionnement. La sagesse peut-elle être écoutée en ces temps difficiles? A vous de décider.
 
 

 

30/07/2014

 

WEJDAN TEMOIGNE: "JE NE SOUHAITE CELA à AUCUNE MèRE"

 
Wejdan, notre chargée RH de l'équipe Gaza a publié un témoignage poignant sur le site du Washington Post intitulé: "Les décisions horribles que j’ai dû prendre pour protéger mes enfants palestiniens de cette guerre". En voici quelques extraits:
 
Wejdan Abu Shammala est née et a grandi dans le camp de réfugiés de Khan Younis à Gaza. Elle a obtenu un master en management et ressources humaines à l’Université de Golden Gate et est mariée à un Germano-Palestinien.
 
Mon plus grand garçon, Rami, 4 ans, était tellement excité lorsque les bombardements israéliens ont commencé qu’il s’est écrié: « Feux d’artifice ! »
 
« Non », répondit Maryam, la grande sœur de 6 ans. « Ceci est un bombardement. »
 
« Non, ce sont des feux d’artifice mais un peu différents de ce qu’on a l’habitude de voir en Allemagne. » répondit-il à Hassan, 2 ans, les yeux grands ouverts et terrifiés. 
 
« Ok, ok » concéda prudemment Maryam. « Tu as raison. » Mais je savais qu’elle était encore trop jeune pour comprendre pleinement ce qui se passait.
 
Mes enfants avaient pour habitude de parler de jouets, du « Roi Lion » et autres livres qu’ils lisaient. A présent, ils ne cessent de parler entre eux de la guerre, des bombardements, du pilonnage et de la différence entre des F16 et des avions commerciaux. Ils veulent savoir combien de morts ou blessés il y a après chaque attaque. C’est la première guerre qu’ils connaissent. Ils sont nés et ont grandi en Allemagne et n’ont connu ni « l’opération Plomb Durci » de 2008-2009, ni « l’opération Pilier de la Défense » de 2012.
 
On est revenu à Gaza il y a un an parce que ma mère était très malade. (…) Depuis notre retour, mes enfants me posent constamment des questions. Pourquoi les enfants de Gaza n’ont-ils pas de terrain de jeu ? (…) Pourquoi est-ce que leurs camarades n’ont pas assez à manger ? Cela me fend le cœur d’avoir à répondre à ces questions mais au moins je sais trouver les mots. 
 
La question la plus douloureuse qu'ils m'aient posé est une réponse à nos rituels névrosés du coucher. Une fois, je les fais tous les trois dormir dans le même lit, avec nous, espérant augmenter les probabilités de survie si un obus frappait l'une des chambres vides de notre maison. Mais la nuit suivante, je les sépare, pensant ainsi qu'ils ne mourraient pas tous dans d'une attaque. (…)
 
Voilà les douloureux exercices que je ne souhaite à aucune mère où qu'elle soit. Les mères à Gaza agissent déjà ainsi toutes les nuits, et vivent avec les possibles conséquences d’une décision malheureuse mais comment suis-je supposée répondre quand Maryam demande "Pourquoi dormons-nous à des endroits différents chaque nuit ?" (...)
 
Par Wejdan Abu Shammala, le 30 juillet à 10h29
 

28/07/2014

 
La fête n'est pas au rendez-vous pour ce dernier jour de Ramadan, après les repas chauds distribués, les colis alimentaires et de kits d'urgence continuent.
L'équipe d'Adel a pu acheter pour 50 000 euro de matériel médical et de médicaments.
A suivre.
 
Photos : ©SIF
 
Photo : ©SIF
 

24/07/2014

RENCONTRE ONG À L'ELYSEE : DES PAROLES, MAINTENANT DES ACTES.

 
Le Secours Islamique France a fait partie des ONG humanitaires françaises actives actuellement à Gaza qui ont rencontré le Président Hollande lors d’une réunion à l’Elysée. Voici notre positionnement et nos demandes :
 
Massy 24 juillet 2014
 
Des ONG humanitaires françaises qui travaillent à Gaza se sont réunies à l’Elysée ce matin, à l’invitation express du Président de la République François Hollande. Les ONG ont fait part des blocages subis pour secourir les victimes civiles palestiniennes et de leur extrême inquiétude quant à l’ampleur des besoins humanitaires.
 
 « Nous avons pu insister auprès du Président de la République sur l’urgence humanitaire à Gaza et l’obligation de la France d’agir au plus vite. » a exprimé Rachid Lahlou, Président du Secours Islamique France. « Le Président Hollande nous a écoutés et s’est engagé. Nous attendons des actions concrètes de la France pour soulager la souffrance humaine à Gaza. »
 
Rachid Lahlou, informé en permanence par l’équipe SIF qui travaille en ce moment-même à Gaza, a pu donner un état des lieux actuel sur le terrain :
 
·         Dégradation sévère de la situation humanitaire avec les bombardements des hôpitaux, des établissements publics et des habitations,
·         Pénurie de médicaments, risque de pénurie alimentaire,
·         Blocage de tous les points d’entrée de Gaza, même pour le personnel soignant, et absence de sécurité pour les équipes qui acheminent l’aide humanitaire.
 
Rachid Lahlou a fait part au Président Hollande des demandes suivantes :
 
·         Un accès immédiat et sécurisé pour les humanitaires et les convois de grande envergure (médicaments, nourriture et produits de première nécessité),
·         Des trêves et des couloirs humanitaires significatifs en attendant un cessez-le-feu général,
·         La sanctuarisation des hôpitaux, des mosquées et des églises,
·         Evacuer les Palestiniens gravement blessés et les soigner dans des zones sécurisées voire même en France,
·         Une visite officielle des dirigeants français à Gaza pour qu’elle se rende compte de l’ampleur des dégâts.
 
Suite aux demandes des ONG, le Président Hollande s’est engagé à faire pression sur toutes les parties pour faire aboutir les demandes humanitaires.  Il a également annoncé que la France jouerait un rôle important dans les négociations pour un cessez-le-feu et la levée du blocus à Gaza.
 
Le Président Hollande a donné rendez-vous à ces mêmes ONG dans une semaine pour suivre les avancées engagées aujourd’hui.
 
Nous attendons donc les résultats de cette rencontre.
 
 

23/07/2014

NOTRE MEMBRE DE L'ÉQUIPE A DU QUITTER SA MAISON 

 
Photo : ©SIF
 
Notre membre de l'équipe a pu se connecter sur Skype plusieurs fois ces derniers jours. Elle a perdu son oncle dans les bombardements. Depuis hier, elle se trouve avec sa sœur et ses neveux à l’hôpital al-Hilal de Khan Younis. Ils sont partis à pied en emportant seulement ce qu’ils avaient sur le dos. Après plusieurs nuits et journées de bombardements continus, ils sont évidemment épuisés, ce qui n’arrange pas leur moral. 
Elle connaît les nouvelles concernant l’opinion internationale, l’indignation chez les représentants et les personnes dotées d’autorité morale, les manifestations depuis les Etats-Unis jusqu’au Bangladesh en passant par des capitales européennes. Son commentaire : « Ca n’empêche pas l’armée d’agir comme elle veut ; Allah seul nous protège ».
 
 

23/07/2014

UN MESSAGE D'ADEL DE GAZA, LA NUIT 

 
Photo : ©SIF
 
Nous vous demandions patience pour avoir des nouvelles d'Adel, il a pu nous écrire une lettre cette nuit:
 
" Merci beaucoup pour votre réponse et votre réactivité très tard dans la nuit ou tôt le matin suivant que l’on est en Palestine ou en France, ce qui montre vous travaillez dur pour aider les Palestiniens spécialement dans la bande de Gaza au cours de cette période très difficile. 1 800 000 Palestiniens continuent de vivre sous les attaques militaires aériennes, maritimes et terrestres.
 
Je vous écris ce mail à 2h30, ce mercredi matin et il reste encore une heure et demie avant le souhour et l’arrivée de la lumière du jour. J’entends le bruit des bombardements et des frappes aériennes pas très loin de mon appartement, et là, près de moi, je vois tous mes enfants endormis
 
Je suis fatigué par la longue journée que je viens de passer. Après un long travail qui a débuté par une réunion rapide d’équipe SIF, j’ai pu participer à la réunion Santé et Nutrition de l'OMS [1] puis j'ai revu mon équipe pour organiser les opérations qui vont nous impliquer, un vrai défi : fournir 10 000 repas chauds tous les jours pour les personnes qui se sont réfugiées dans les abris gérés par l’UNRWA et organiser la distribution d’aujourd’hui. Après cela, nous sommes allés chercher les repas chauds et les livrer aux 2 abris avec de l'eau et des dattes vers 18h00. Ces personnes étaient très heureuses d'avoir un repas chaud après 3 jours de pain et de thon en boîte. Je suis revenu chez moi vers 8h30 où ma famille avait terminé leur repas. Ma femme avait préparé le mien. J’ai fait ma prière du Maghreb. 
 
Ma mise à jour des infos Gaza : en 15 jours d'opération militaire contre la bande de Gaza, 633 personnes ont été tuées dont la plupart sont des enfants, des femmes et des personnes âgées. 4 030 personnes ont été blessées dont 2 000 enfants. 2 775 maisons et bâtiments ont été détruits. 
 
Les Gazaouis  étaient très optimistes de la visite de Ban Ki Moon, le Secrétaire des Nations Unies. Ils espéraient un cessez-le feu ou une trêve humanitaire mais malheureusement rien n’a été décidé à l’heure où j’écris ce mail.
 
Jusqu'au prochain mail, restez en bonne santé et faites de beaux rêves."
 
Adel, chef de mission SIF - Gaza
 
 
22/07/2014
4 NOUVELLES ACTIONS SIF A GAZA:
 
Photos : ©SIF
 
Grâce au dévouement sans bornes d'Adel et des membres de son équipe qui ont pris la décision, malgré la pression de leur famille, de sortir et de mettre en place des actions, le SIF déploie 4 opérations:
 

1. Achat et distribution de matériel médical et médicaments

Les besoins sont énormes, nous attendons l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui doit communiquer aujourd’hui une liste des besoins urgents des hôpitaux (en majorité des produits de premiers secours pour les blessés). Nous envisageons de distribuer ces médicaments à l’hôpital de Shiffa qui doit faire face à l’affluence croissante de blessés.
 

2. Distribution de 10 000 repas chauds pour la rupture du jeûne – Iftar par jour

Sur 100 000 déplacés, seuls 8 000 ont accès à des repas chauds. Aujourd’hui, 2 000 repas seront distribués dans deux centres gérés par l’UNRWA à Gaza City et accueillant des déplacés: riz, viande, dates et eau. Le choix de ces aliments a été réalisé en vue de répondre aux besoins nutritifs des personnes. Nous travaillons avec plusieurs fournisseurs (7-8 restaurants) qui prépareront les repas. Cela permettra aussi de dynamiser l’économie locale.
 

3. Distribution de produits de première nécessité pour 1 000 familles

Il s'agit de bache en plastique, des couvertures, des ustensiles de cuisine, des assiettes, des couverts, des kits d'hygiène pour les personnes réfugiées dans les centres d'hébergement de l'UNRWA. 
 

4. Distribution de nos colis alimentaires

Les colis Ramadan stockés seront réaffectés aux familles qui se sont déplacées chez des proches. Ils seront distribués au porte à porte par les membres de notre équipe. Ces colis contiennent du riz, des haricots secs, des pois chiches, des lentilles, de la viande, de l'huile, du sucre, des confiseries, du thé, du lait enrichi aux vitamines et des biscuits protéinés.
 
 
21/07/2014
UNE SITUATION CHAOTIQUE 
 
Dans certains quartiers, il est difficile d’évacuer les corps qui s’entassent. Adel parle d’une vision d’horreur dans certains quartiers bloqués comme Khan Younes où les secours n’arrivent pas à pénétrer. Il a également vu des enfants abandonnés ou oubliés par leurs parents dans la précipitation de leur évacuation. 4 000 blessés selon l’OMS dont 50% sont des enfants et des femmes, ce qui suscite une grande incompréhension et beaucoup d’inquiétude. Des immeubles entiers comprenant uniquement des civils ou des humanitaires sont pris pour cible. On décompte 100 000  déplacés, beaucoup sont partis sans rien, ils sont complètement démunis, ils ont laissé leur maisons, leur bétail. L’UNRWA a fait appel à ses agences de Syrie et de Jordanie pour l’envoi de produits d’urgence. Une coordination humanitaire dans ce sens est à l’étude.
 
LE SIF AGIT: COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Étant donné la situation, le Secours Islamique France avec des agences internationales, qui travaillent sur le handicap en Palestine, s'inquiètent des conséquences pour les personnes handicapées de l'escalade continue de la violence dans la bande de Gaza.
 
 
 
20/07/2014
JOURNÉE LA PLUS MEURTRIÈRE DEPUIS LE DÉBUT DE L'OFFENSIVE 
 
85 Palestiniens tués, dont 60 dans le pilonnage de Chajaya. Au total, on parle de 425 morts depuis le 8 juillet dont 112 mineurs.La situation est dramatique pour tous les civils qui fuient par milliers.

Adel Kaddum, chef de mission pour le SIF à Gaza. « Les besoins des populations civiles sont considérables et ils ne cesseront d’augmenter tant qu'il n'y aura pas un cessez-le-feu. Je veux souligner les conséquences psychologiques chez les enfants traumatisés par la violence dans la bande de Gaza. »
 
Photo : ©SIF
 
Dans la nuit, Adel nous interpelle : " je resterai dans le refuge même si les bombardements diminuent, pour mes enfants, traumatisés par le bruit des attaques."

 

19/07/2014

GAZA : 337 MORTS EN DOUZE JOURS

Au début de l'offensive, des milliers de familles ont été contraintes de quitter leur domicile.
Dans les écoles où des milliers de familles se sont réfugiées, nos équipes leur apportent de l'aide.
A quelques mètres près, c’est l’entrepôt du SIF qui a été touché mais des centaines de kits d’urgences ont tout de même pu être déployés avant-hier pendant la courte trêve.
 
Photo : ©SIF
 

Durant la trêve, nous avons distribué 348 kits d'hygiène aux familles déplacées qui sont dans des abris d’urgence de Gaza City.


Photos : ©SIF
 
Dites STOP. Place au don.
18/07/2014

LE SIF A PU AGIR MAIS A BESOIN DE RENOUVELER SON STOCK DE GAZA


Notre logisticien de Gaza fait un compte-rendu: "Le SIF a pu agir durant la trêve de 5 heures d’hier.Nous avons distribué des centaines de kits d’urgence (hygiène, cuisine, abri, couverture) avec l’agence des réfugiés palestiniens (ONU) pour les personnes (familles, hommes et femmes seules, âgées, enfants) qui se sont réfugiées dans les écoles. Environ 23 000 personnes sont réfugiées dans ces écoles. Ces personnes font partie des 100 000 Gazaouis qui ont reçu le message des autorités israéliennes d’évacuer leur maison. Pourquoi des couvertures me direz-vous? car les personnes dorment à même le sol dans les écoles et en plein air.

• Nous avons été réactifs et avons besoin de l’appel aux dons pour renouveler le stock et les distributions. Situation inquiétante : les gens ont quitté le Sud (Rafah et Khan Younes), très touchée par les attaques. Beaucoup se sont retrouvés à l’abandon et n'avaient nulle part ou aller créant ainsi un véritable chaos. Nous coordonnons toutes nos actions avec l’agence des réfugiés palestiniens (ONU) qui est leur premier interlocuteur."
 

Comment s'est passé la trêve?

• "Dès le début de la trêve, des mouvements de panique générale s’est emparé des rues : les gens sont sortis pour retrouver leurs familles, pour acheter des vivres dans les magasins qui ont ouvert, la circulation est devenue trop compliquée. La trêve a été bien respectée et dès sa fin, les bombardements ont repris de plus belle.

• Les gens avaient beaucoup d’espoir par rapport aux pourparlers avec l’Egypte. Tout ça s’est effondré avec les attaques terrestres d’hier soir. La pire nuit qu’on ait eu depuis le début de l’opération. Adel, notre chef de mission, a quitté son domicile pour un endroit plus sûr avec sa famille mais continue de travailler."
 

CE QUE LE SIF PRévoit de faire:

• Une évaluation ce weekend pour déterminer les besoins et les possibilités d’achat de produits de première nécessité.
• Une évaluation des dégâts matériels: beaucoup d’écoles et de maisons ont été endommagées, car c'est à nous de préparer leur reconstruction.
• Nous demandons un cessez-le-feu immédiat (lire notre communiqué de presse) ainsi que l'assurance de couloirs humanitaires et le respect des droits de l’homme.
 
 
LE SIF AGIT: COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Le Secours Islamique France appelle, via un communiqué de presse, à un cessez-le-feu immédiat et s’inquiète de l’intensification des violences et de la rapide détérioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza où l’armée israélienne a démarré une offensive terrestre la nuit dernière.
 
 

17/07/2014

Photo : ©SIF
 

Témoignage Hussam, chef de mission Cisjordanie :

"La situation en Cisjordanie est très mauvaise, plus de 700 Palestiniens ont été arrêtés depuis le 12 juin. Tous les checkpoints ont été fermés et les autorités contrôlent tout le monde même les femmes, les enfants et les personnes âgées. Tous les jours, des violences éclatent dans ces checkpoints. A côté de cela, les Palestiniens continuent de manifester dans les villes. Quant à la zone de la mosquée d’Al Aqsa, décision des autorités israéliennes, seuls les hommes de plus de 50 ans et les femmes de plus de 40 ans peuvent y entrer pour faire leur prière, uniquement le vendredi. Beaucoup de voitures, de maisons, de terres ont été brûlées. Les soldats israéliens sont entrés dans les bureaux de certaines ONG internationales et leur ont confisqué des ordinateurs et des documents."

Pour l’instant, nous avons pu distribuer tous les colis Ramadan sans problèmes.

 

16/07/2014

Photo : ©SIF

 

Témoignage d’une membre de l’équipe SIF à Gaza* :

"Comme le réseau pour cellulaires fonctionne mal, je manque de nouvelles concernant les autres membres de l’équipe locale. En fait, internet est un peu plus fiable (sous réserve d’accès au courant...) que le téléphone et je peux donc connaître la situation de mes amis connectés. Le blocus à Rafah se resserre, y compris pour les blessés, malades, réfugiés. Les gens viennent attendre dès l’aube en espérant, dans la journée… se faire inscrire sur une liste d’attente pour le passage. Naturellement, aucun Palestinien ne passe par le check-point d’Erez, sauf en cas de mandat d’ONG (et encore…). L’essence étant très rationnée, on craint que la pénurie ne paralyse les véhicules de secours et d’urgence.Pensez aux Palestiniens dans vos invocations."

Dans les bureaux du SIF à Massy, la simple vue de son icône allumée pour le chat en ligne par Skype inspire l’espoir quant à sa situation personnelle : sa maison est debout, son ordinateur allumé. Depuis deux jours, son voyant est éteint.

 
15/07/2014
LE SIF AGIT: COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Avec 40 autres organisations, le Secours Islamique France tire la sonnette d'alarme sur le secteur de la santé en état d'urgence, appelle à un cessez-le-feu, et rappelle aux parties le respect du droit humanitaire et la protection des civils. 
 
 
11/07/2014
Nous avons réussi à contacter Adel, représentant du Secours Islamique France à Gaza. Epuisé, il témoigne : 
 

Photos : ©SIF
 
 
"La situation est vraiment plus menaçante qu’en 2012, les bombardements sont plus lourds et les attaques ciblent aussi les maisons. Tous les points d’entrée sont fermés : Erez, Rafah. Quelques camions ont pu entrer dans Gaza pour l’approvisionnement en fuel, en gaz en quantité très limitée. Nous n’avons que 8h d’électricité par jour. Quelques hôpitaux fonctionnent. En cette période de Ramadan, la nourriture est limitée, pas de pénurie pour le moment, mais les produits de base deviennent de plus en plus chers. Les rues sont presque désertes. Tout regroupement dans la rue est officiellement interdit. Nous ne voyons que les ambulances aller et venir et quelques reporters. Pas de transports en commun, pas de sorties en dehors. Impossible de conduire.
 
La vie s’est presque arrêtée à Gaza.
 
Heureusement les enfants et ceux qui participent à nos projets ne sont pas à l’école. Mais ils sont traumatisés par le bruit assourdissant des bombardements, à peine supportable pour les adultes. Tout le monde est épuisé et avec le jeûne, cela est devenu très compliqué. Il ne faut pas oublier que près de 6 Gazaouis sur 10 n’ont pas accès à de la nourriture au quotidien* et 500 000 enfants sont en situation de malnutrition. Ce chiffre va augmenter de jour en jour, c’est évident.
 
Nous avons les moyens d’agir : un stock de kits d’urgence, de kits alimentaires (riz, sucre, huile, lentilles) et des kits cuisine à disposition. Nous stockons des bâches en plastique pour recouvrir les fenêtres ainsi que des couvertures. Grâce à ce stock, nous avions été parmi les premiers à délivrer une aide d’urgence aux victimes en 2012. Nous serons prêts à les distribuer dès que nous le pourrons. Mais ce stock d’urgence doit être continuellement approvisionné."
 

*Source : OCHA

Dites STOP. Place au don.

 

"LA VIE S'EST PRESQUE ARRÊTÉE À GAZA (...) MAIS NOUS AVONS LES MOYENS D'AGIR."

 

 




 

"PERSONNE N'EST À L'ABRI"
 
Une membre de l’équipe SIF de Gaza* a réussi à nous joindre dès mardi, lors du début des attaques :
 
 
« Cela a commencé hier. Dans la Bande de Gaza, la superficie et la densité ne laissent personne réellement à l’abri des bombardements. Comme on peut s’y attendre, les gens guettent avec angoisse le bruit des avions et des roquettes – et leurs passages semblent très fréquents. Les gens sont terrifiés et ils ne sortent que pour des courses essentielles. Ils sont épuisés, évidemment. Ils dorment mal.L’électricité tombe en panne tous les jourset en ce moment, il n’y a du courant que pendant 8 heures. Cela laisse songeur sur la nourriture et les médicaments qu’il faut conserver au froid. Avec un accès instable à l’électricité, je n’ose compter les services publics entravés. Le réseau pour l’eau fonctionne encore plus mal que d’habitude - c’était prévisible. Au moins les magasins restent ouverts une partie du temps. La population s’inquiète aussi de l’avenir. Entre le blocus et les attaques, l’économie suffoque ; chaque guerre fragilise encore les perspectives dans la Bande de Gaza. »

*Pour des raisons de sécurité, notre collègue a demandé à garder l’anonymat.